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Installations
Titre : Pièce de linoléum, 2010
Titre : Infiltration d'eau de Pluie, 2010

Titre : Infiltration d'eau de Pluie, 2010
L’installation est constituée à partir de deux baleines de parapluie montées bout à bout. Chaque manche est emboîté dans un autre. Cet élément composé d’un métal brillant a une structure agressive qui place le corps dans une contradiction. Même après transformation et sous la forme de carcasse, l’objet initial (parapluie) évoque en partie son usage réel et quotidien et de ce fait suggère désormais de nouvelles interprétations. Le parapluie dans l’espace de la rue définit une zone individuelle. Cet espace défini par la surface de la toile du parapluie crée de la distance entre les passants. Ces pointes qui se dirigent vers l’extérieur accentuent cette distance. Associés de cette nouvelle manière, doublés, les parapluie extraient le corps individuel : si l’on se met entre les deux carcasses, on s’agresse soi-même, les piques étant dirigées vers l’intérieur. Ces parapluies, ont été récupérés dans la rue, ils ont été glanés au gré des tempêtes. Pour cette exposition qui a duré trois jours, j’ai décidé d’installer les OMNI soudés les uns aux autres sous un puits de lumière non étanche. Le premier jour, l’installation a capté les lumières du soleil créant des reflets de différentes couleurs sur les carcasses métalliques des parapluies. Le deuxième jour, il pleuvait, alors que le puits de lumière laissait s’infiltrer de l’eau qui gouttait sur l’installation et ruissellait le long des ossatures en créant ainsi des flaques dans lesquelles l’installation venait se refléter. Le troisième jour j’ai installé des bassines au pied de la structure pour récolter l’eau de pluie.
Titre : Pièce de linoléum, 2010Les revêtements de sol, souples comme le linoléum sont des matériaux de l’habitation et du confort de la vie moderne. Cette matière m’a particulièrement séduite car elle est une tentative d’imitation de parquet en bois. On ne peut se méprendre sur la qualité réelle de cette matière même ci cette dernière est de bonne facture. C’est une sorte de leurre qui ne prend pas. La chaise, le sol, le skeat-bord sont recouverts de la même matière. Les ombres portées au sol de ces deux objets sont découpées pour laisser apparaître le ciment. Comme s’ils avaient été extraits de la surface plane. La chaise évoque un confort pour le corps, un espace de repos alors que le skeat lui est un objet qui permet de prendre des risques et d’être mobile. Mais les deux objets semblent êtres liés par la matière qui les recouvrent.
« Obstacle » du 20 au 30 octobre 2010 pour « l’art ou libre » 19 rue d’Estienne d’Orves a Fontenays sous Bois.
